Qui n’a jamais eu le syndrome de l’imposteur ?

Cette petite voix intérieure qui vous murmure :

« Je ne mérite pas d’être là »

« J’ai juste eu de la chance »

« Les autres sont tellement plus forts que moi »

Vous l’avez forcément déjà ressentie. Et rassurez-vous, vous êtes parfaitement normal.

C’est une étape inéluctable, à laquelle nous sommes tous et toutes confrontés.

J’ai dû moi-même y faire face dans ma carrière.

Le syndrome de l’imposteur n’est pas un bug psychologique.

C’est une réaction logique dans un environnement incertain.

Il apparaît surtout quand :

  • vous progressez plus vite que votre image de vous-même
  • vous sortez de votre zone de confort
  • vous montez en responsabilité

Dit autrement :

👉 si vous ne ressentez jamais le syndrome de l’imposteur, c’est probablement que vous stagnez.

Le problème n’est pas de ressentir le syndrome de l’imposteur.

Le problème, c’est ce que vous en faites.

Il y a deux catégories de personnes :

1. Celles qui le subissent

Elles :

  • procrastinent
  • n’osent pas se montrer
  • s’auto-censurent
  • attendent de « se sentir légitimes »

Elles espèrent une sorte de feu vert intérieur qui ne viendra jamais.

2. Celles qui l’utilisent

Elles :

  • avancent malgré le doute
  • se repositionnent intérieurement
  • se font violence
  • s’entourent mieux

Elles ont compris une chose essentielle :

👉 la légitimité ne précède jamais l’action. Elle en est la conséquence.

Comment s'en libérer

Alors, comment se débarrasser de ce syndrome de l’imposteur ?

La bonne approche n’est pas de faire taire cette voix (ne jamais douter peut être pire que de trop douter !)

La solution, c’est de changer la relation que vous avez avec ce syndrome.

Voici ce qui fonctionne vraiment.

1. Remplacez la quête de confiance par l’action

Vous doutez, c’est normal. Même avec une forte confiance en vous, il arrivera toujours un moment où vous ne vous sentirez pas légitime sur tel ou tel sujet.

Il existe une solution radicale, mais elle demande du courage.

Pour l’illustrer, je vais parler de mon cas personnel.

J’ai toujours aimé accompagner des entrepreneurs, donner des conseils et essayer d’utiliser mon expérience pour leur permettre d’éviter de commettre des erreurs.

Avec l’émission Qui veut être mon associé ? sur M6, mon exposition médiatique a explosé et j’ai reçu un nombre de demandes de plus en plus important.

J’étais à une période où je n’avais plus vraiment d’activité opérationnelle et je pouvais donc consacrer du temps à ces sujets.

Cependant, même avec les meilleurs efforts, il était impossible de répondre à tout le monde.

Je reste avant tout un entrepreneur, et je voyais bien l’opportunité business que représentait cette demande. Après tout, de nombreuses personnes seraient prêtes à payer pour passer du temps avec moi et résoudre leurs problématiques.

Et c’est là que le syndrome de l’imposteur m’est apparu dans toute sa splendeur : qui étais-je pour oser demander une rémunération contre des conseils ? Les donner gratuitement, oui, mais faire payer, pas possible.

Je savais que, d’un point de vue théorique, faire rémunérer mon temps de travail n’était pas scandaleux, mais je n’arrivais pas à m’y résoudre.

Alors qu’ai-je fait ?

La seule chose à faire : passer à l’action.

Je me suis « piégé moi-même », c’est-à-dire me mettre dans une situation où je n’avais plus le choix. Une situation où j’aurais plus l’air ridicule à me dédire que d’y aller.

J’ai annoncé une date de conférence en ligne sur l’entrepreneuriat qui a donné lieu à une présentation de mes masterminds.

Deux ans après, ce sont plusieurs centaines d’entrepreneurs qui sont passés chez moi et qui ont participé à mon mastermind. Puis cette activité a évolué vers ce qui est aujourd’hui SKL CLUB (mon club pour les entrepreneurs qui souhaitent booster leur croissance).

Seul le passage à l’action vous permettra d’avancer.

Piégez-vous, faites-vous violence. Mettez-vous dans une position où vous n’aurez plus le choix.

Mais il y a aussi un autre ajustement indispensable à réaliser.

2. Arrêtez de vous comparer aux autres

En général, vous allez vous comparer :

  • aux succès visibles
  • aux discours bien marketés
  • aux parcours lissés sur LinkedIn

Erreur classique. Car en réalité, vous comparez votre backstage au best-of des autres.

Personne ne poste :

  • ses doutes
  • ses nuits blanches
  • ses erreurs
  • ses décisions ratées

Et j’en ai fait un paquet. Simplement, elles n’apparaissent pas forcément dans ma bio.

Vous devez donc relativiser le succès des autres en comprenant que la réalité n’est pas toujours aussi éclatante que ce qu’on vous laisse bien voir.

Et surtout, il est inutile de vous comparer aux autres : la seule comparaison valable, c’est celle du vous d’il y a X mois.

Personne ne sait vraiment ce qu’il fait au début.

Ni l’entrepreneur.

Ni le manager.

Ni l’investisseur.

Ni le dirigeant.

La différence entre ceux qui réussissent et les autres n’est pas uniquement le talent.

C’est aussi la capacité à avancer, à être dans l’action, et le tout sans aucune garantie !

C’est ce qui en fait le paradoxe du syndrome de l’imposteur.

Souffrir de ce syndrome, c’est souvent le signe que vous êtes lucide, exigeant et conscient de la complexité du réel.

Alors la prochaine fois que vous verrez apparaître ce syndrome, dites-vous bien que vous êtes sur la bonne voie !

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  • confiance en soi
  • passage à l'action