Donne, et tu recevras.

Ce principe philosophique énoncé par Platon 500 ans avant notre ère reste entièrement d’actualité. S’il est avant tout pensé pour nous transformer en une meilleure version de nous-mêmes, il s’applique aussi parfaitement au business.

Cela peut paraître paradoxal, mais un des meilleurs moyens de se développer, c’est de donner. Non pas donner pour donner, car ce qui est gratuit n’a pas de valeur, mais donner juste ce qu’il faut pour recevoir tout ce qu’il faut.

Je vous donne trois exemples pour illustrer mon point :

1️⃣ Donner pour mieux vendre

Vous le savez : réussir à bien vendre vient de votre capacité à créer une vraie proposition de valeur pour votre client. Et quoi de mieux que donner une partie de la valeur pour démontrer votre savoir-faire.

S’il ne s’agit évidemment pas là de tout donner, l’attitude inverse consistant à ne rien donner du tout est fortement contreproductive (à quelques rares exceptions près…).

Et les réseaux sociaux l’ont bien compris : partager du contenu avec de la valeur permet de démarrer ensuite le processus commercial de la meilleure façon possible.

2️⃣ Donner une part du gâteau pour faire grossir le gâteau

Lorsque j’ai créé l’entreprise qui allait devenir Ledger, j’avais 100% des parts. Puis j’ai pris un associé, levé des fonds, puis fusionné avec deux autres startups, relevé des fonds, donné des parts aux salariés, etc. Pour aujourd’hui me retrouver avec moins de 15% du capital.

Mais je préfère avoir 15% d’une entreprise qui vaut plus d’un milliard que 100% d’une entreprise qui ne vaut rien.

3️⃣ Donner, c’est aussi savoir lâcher du lest pour ne pas perdre de vue l’objectif réel

En 2017 nous avons dû racheter un actionnaire de Ledger qui venait de mettre 2M€ dans l’entreprise mais qui s’est rapidement révélé en déphasage total avec notre vision. Il fallait le sortir, et vite, pour reprendre le contrôle de la situation. J’ai proposé 4M€ pour les racheter, soit le double de ce qu’ils avaient mis quelques mois auparavant. Impossible pour eux de refuser. Résultat, ils sont sortis et nous avons pu accélérer la croissance.

Pourquoi ai-je proposé le double ? N’aurais-je pas dû tenter de négocier à 3M€, voire à 2M€ ? Après tout, ils ne souhaitaient pas rester au capital. Mais en réalité, peu importe que ce soit 4, 3, ou 2M€. Aujourd’hui ces 4M€ valent 70M€. Et c’était cela le véritable objectif.

Et vous, qu’avez-vous donné aujourd’hui ?

(et surtout, qu’avez-vous reçu en retour ?)

  • générosité
  • capital
  • négociation
  • actionnaires