Entreprendre, mais pour quoi ?

Pour être riche ?

Pour être libre ?

Pour prouver quelque chose ?

Mark Zuckerberg nous donne la réponse.

Une réponse qui lui a coûté 1 milliard de dollars.

Une offre ferme de Yahoo

Nous sommes en 2006. Facebook a tout juste deux ans et réalise environ 48 millions de dollars de revenu mais avec des pertes estimées à plusieurs centaines de millions de dollars.

Le futur de l’entreprise est encore incertain face à la domination de MySpace. La route vers le succès est encore longue et semée d'embûches.

Mais les premiers appétits pour Facebook s'aiguisent et Yahoo, un des tout premiers mastodontes de l'internet des années 2000, veut racheter l’entreprise.

Yahoo envoie alors à Mark Zuckerberg, le patron fondateur de Facebook, une offre de rachat ferme d’un milliard de dollars.

Un milliard de dollars.

Il convoque alors un conseil d’administration et désarçonne tout le monde avec son introduction : “Nous n’avons là qu’une formalité à l’ordre du jour, qui ne devrait pas nous prendre plus de 10 minutes. Il est clair que nous n’allons pas vendre.”

Peter Thiel et Jim Breyer, représentants des investisseurs, deviennent alors complètement dingues : “mais on ne peut pas dire non à une offre à 1 milliard !”

Mark n’a alors que 22 ans.

Il répond calmement : “Mais qu’est-ce que je ferai d’autant d’argent ? Il est probable que je démarrerais un autre réseau social. Alors pourquoi vendre pour tout recommencer ?”.

Il refuse l’offre de façon catégorique et dit non à un milliard de dollars !

Le reste fait partie de l’Histoire. Introduction en bourse de Facebook en 2012, qui aujourd’hui vaut plus de 1300 milliards et fait de Mark Zuckerberg l’une des personnes les plus riches du monde.

Ce que cela dit de l'état d'esprit entrepreneurial

Cette anecdote illustre un point majeur de l’état d’esprit entrepreneurial : on n’entreprend pas dans le but principal de devenir riche.

Si le but de Mark dans la vie avait été de devenir riche, il aurait accepté l’offre. Et le paradoxe est que sa fortune en aurait été au final bien plus faible !

Alors on entreprend pour quoi ? Avant tout pour créer, bâtir et développer.

Et c'est le fait de répondre à cette nécessité qui vient des tripes qui donnera la résilience indispensable à ne pas abandonner face à l'adversité.

La richesse est la conséquence heureuse du succès entrepreneurial, mais elle ne peut jamais être le moteur de celui-ci.

Si vous voulez juste devenir riche, mieux vaut être trader ou banquier qu'entrepreneur, mais attendez-vous à subir assez rapidement une perte de sens.

Et comme dirait Naval Ravikant, entrepreneur de la Silicon Valley : “faites ce qui vous semble être un jeu, mais qui ressemble à du travail pour les autres".

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