Vous le savez : entreprendre n’est pas chose simple ! Décider d’y aller seul, c’est s’imposer des conditions sans doute plus difficiles pour avancer. L’un des éléments clés qui peut vraiment faire toute la différence entre le succès et l’échec, c’est le choix de votre ou de vos associés.
Le monde de l’entrepreneuriat est fait de montagnes russes incessantes, et la solitude vertigineuse du solopreneur n’est pas une légende. C’est pourquoi les conséquences de ces fluctuations sans pause peuvent être grandement simplifiées ou enrichies lorsque vous avez les bonnes personnes à vos côtés.
Aussi, et parce qu’il est précieux de pouvoir partager le meilleur comme le pire, prenez le temps de trouver la bonne personne, celle qui est alignée avec vos valeurs et vos objectifs. C’est la garantie d’une harmonie dans les prises de décisions.
Être clair sur ses besoins
Soyez avant tout clair sur vos objectifs et vos besoins : définissez vos points de force, vos lacunes et les domaines où vous avez besoin de complémentarité. Cherchez des associés dont les compétences complètent les vôtres. Si vous êtes bon techniquement, vous aurez intérêt à trouver une personne qui aura des compétences en marketing ou en vente.
Comment la trouver
Mais comment la (ou les) trouver, et comment s’assurer de faire le bon choix ? Cela n’a rien de simple et il n’y a pas de recette miracle. Dites-vous bien que c’est un peu la même chose que pour trouver un mari, une femme ou un partenaire de vie. Si vous ne prenez aucune disposition pour rencontrer quelqu’un, ouvrir votre réseau et être tourné vers l’extérieur, alors rien ne risque de se passer.
Vous devez donc provoquer la chance, générer des opportunités, quitte à sortir de votre zone de confort. Vous ferez ainsi des rencontres qui de fil en aiguille pourront vous mener vers la ou les bonnes personnes pour une association.
S'assurer de faire le bon choix
Une fois cette première étape franchie, reste à savoir si vous allez vraiment vouloir passer les prochaines années ensemble, à partager des moments aussi bien euphoriques qu’extrêmement stressants. La clé est la communication : mettez tout sur la table, c’est le moment pour se poser les bonnes questions. Vous n’êtes pas du tout obligé d’être en phase sur tous les sujets : ce qui compte c’est d’être d’accord sur la destination, et peu importe si vous voulez prendre des chemins différents. Vous vous mettrez d’accord une fois les contraintes opérationnelles mieux connues.
Afin de vous rassurer sur une compatibilité future d’humeur, je vous propose aussi d’effectuer le test suivant : partagez un trajet en train de plusieurs heures, et vérifiez que les blancs dans votre conversation, qui finiront forcément par arriver, ne vous mettent pas mal à l’aise. Si vous vous sentez obligé de combler les silences, ce n’est pas un bon signe.
Quelques exemples de questions à se poser : la façon dont on souhaite manager, la répartition des parts, le temps que votre associé potentiel envisage de passer dans la boîte : est-il là pour 5 ans ? 10 ans ? Ou souhaite-t-il une sortie à deux ans ? Quelles sont les valeurs que nous voudrions insuffler à l’entreprise ? Quel type de leader veut-on être ? A-t-on vocation à s’internationaliser, le siège restera-t-il en France ? Si on doit ouvrir un autre pays, qui partirait s’en occuper ? Allons-nous proposer des parts (BSPCE) aux employés ?
Attention : choisir un associé, ce n’est pas chercher quelqu’un qui a forcément les mêmes idées que vous, ni quelqu’un avec qui faire la fête le soir.
Enfin, il ne s’agit pas de s’associer à tout prix. Si vous avez un doute, il n’y a pas de doute. Mieux vaut être seul que mal accompagné !
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